En France, nous déplorons une politique de guerre au salaire qui s'attaque aux salaires sociaux, aux cotisations sociales. Nous rappelons que les 25 milliards offerts au patronat français le sont au détriment du salaire, des droits salariaux de tous les salariés - employés, ouvriers, chômeurs, retraités, etc.
Ces 25 milliards récompense un patronat dont la force de nuisance écologique et sociale n'est plus à prouver, ils récompensent les thuriféraires de types de managements psychogènes, ils récompensent des sociopathes indifférents à la dissolution de la société française, ils récompensent des patrons qui profitent plutôt bien de la crise qu'ils organisent.
Ces 25 milliards sont un casse gigantesque, un rapt de la valeur produite dans l'emploi et hors emploi, une monumentale stupidité.
Ce qu'ils volent à l'un des nôtres, ils nous le volent à nous tous. Le vol est un délit et doit être puni comme tel.
http://www.challenges.fr/economie/20131206.CHA8048/les-patrons-ont-economise-25-milliards-sur-les-cotisations-sociales-en-2012.html
Nous luttons contre l'emploi sous toutes ses formes. Il dégrade la qualité de l'environnement, la vie de l'employé. Nous ne nous opposons pas à l'activité, à la passion, à la patience, à la volonté, au labeur.
Les banques belges impliquées dans l'accaparement de terre
Article source: 7 sur 7
- Extrait de l'article
BNP Paribas Fortis, Deutsche Bank, ING, KBC, Belfius ou AXA: toutes ces banques ont, de par les fonds qu'elles gèrent, une part de responsabilité dans le phénomène mondial d'accaparement de terres au profit d'entreprises de production d'huile de palme et au détriment de l'écologie et du bien-être de la population locale. Ce constat est issu d'un rapport présenté mardi par les associations CNCD-11.11.11, SOS Faim, Oxfam-Solidarité, FAIRFIN et le Réseau Financement Alternatif (RFA), à la suite d'une étude sur les "responsabilités des grandes banques actives en Belgique dans le financement des entreprises connues et reconnues pour leurs pratiques d'accaparement de terres".
- Résumé
L'accaparement de terre (ce que nous appelons enclosure) est un phénomène en pleine expansion. Entre 2000 et 2010, il a concerné 203 millions d'hectares, plus de 2 millions de km² (quatre fois la France).
En Indonésie, l'accaparement sert les plantations d'huile de palme, elle détruit les forêts et menace les orangs-outans.
De manière générale,
le mode de vie européen est pointé du doigt. Le pouvoir d'achat inégalé, le gaspillage alimentaire et la surconsommation de carburants auraient des effets pervers bien au-delà du continent. "Avec les politiques européennes de soutien aux agrocarburants, nous produisons aujourd'hui de grandes quantités de colza dans l'UE, destinées aux moteurs alors qu'auparavant nous l'utilisions dans l'alimentation. Résultat: nous roulons aujourd'hui avec une huile de colza de qualité, et nous mangeons de l'huile de palme importée", ironise Stéphane Desgain.
Salaires à 5€ dans les abattoirs allemands
Le site d'information en ligne Myeurop nous
rappelle qu'il n'y a pas de salaire minimum, de SMIC en Allemagne. La
production allemande peut être vendue dans d'autres pays parce que,
ailleurs, il y a des salaires minimums.
Les entreprises allemandes ont recours (comme partout ailleurs en Europe) au système des employés détachés, des employés issus d'autres pays de l'Union et payés selon les barèmes et le droit social en vigueur dans leur pays.
Des
reporters de la NDR, une télévision publique régionale, ont pu
démontrer caméra au poing que certains employés détachés gagnaient moins
de 5 € l'heure pour des journées de travail de 12h, sans aucune
protection sociale. Ces employés vivent dans des conditions
épouvantables, dans des logements minuscules fournis par la direction
pour plusieurs centaines d'euros.
Au sein du secteur de la viande allemand qui compte plus de 80% d'intérimaire,
Les ministres belges de l'emploi et de l'économie ont porté plainte pour concurrence déloyale.
Les entreprises allemandes ont recours (comme partout ailleurs en Europe) au système des employés détachés, des employés issus d'autres pays de l'Union et payés selon les barèmes et le droit social en vigueur dans leur pays.
Des
reporters de la NDR, une télévision publique régionale, ont pu
démontrer caméra au poing que certains employés détachés gagnaient moins
de 5 € l'heure pour des journées de travail de 12h, sans aucune
protection sociale. Ces employés vivent dans des conditions
épouvantables, dans des logements minuscules fournis par la direction
pour plusieurs centaines d'euros.Au sein du secteur de la viande allemand qui compte plus de 80% d'intérimaire,
les statistiques parlent d’elles mêmes. Au niveau national, l’Allemagne compte plus de 310.000 salariés "loués" essentiellement dans l’agriculture, la filière de la viande et la construction. La seule région de Basse Saxe compte 100.000 salariés originaires d’Europe de l’Est travaillant pour le compte d’entreprises étrangères sur commande des abattoirs.Ce secteur compte 8% de salariés détachés, un chiffre en constante augmentation.
Les ministres belges de l'emploi et de l'économie ont porté plainte pour concurrence déloyale.
Une génération qui renonce au travail
- Résumé d'un article de Courrier International
Face à la pression du marché de l'emploi, de plus en plus de Coréens renoncent tout simplement à rechercher du travail.
La réalité est trop dure pour ces jeunes qui abandonnent le rêve de l'ascension sociale, de la réalisation personnelle dans le travail. Certains essaient autre chose, d'autres s'enferment littéralement chez eux.
Ces 'neet' (not in education, in employment or training, équivalents japonais) savent le prix social de leur renoncement et inquiètent les autorités qui craignent les dérives de leur désœuvrement. Pour le sociologue Choi Tae-sop, il faut remettre en cause les structures sociales qui excluent ces jeunes.
- Mise en perspective
Enjeu de la cotisation, de l'impôt
Un ami nous fait part d'une synthèse sur la différence entre un salaire et une allocation financée par l'impôt. Control+V:
dont acte.Doit-on être d'accord avec le tour de passe-passe qui consiste à assimiler à de la fiscalité les cotisations/prestations sociales. Tour de passe-passe pratiqué par l'OCDE et d'autres organismes et qui permet de dire : les revenus du travail (entendez les salaires) sont trop taxés.
Ce discours pourri, bien pratique pour justifier que l'on taxe les revenus du capital immobilier ou mobilier, pourrit notre vision de la sécurité sociale, des cotisations/ prestations sociales comme montants pleinement salariaux, d'une part. Et d'autre part, il divise nos affiliés en deux catégories : ceux qui sont taxés et ceux qui vivent sur le dos des premiers.
Ce discours casse le régime salarié et brise en deux camps chacune des organisations syndicales. Il est - de mon point de vue - à l'origine de l'impossible mobilisation des chômeurs, puisque ce n'est pas comme et avec les salariés qu'on entend les mobiliser mais d'abord comme pauvres et comme "bénéficiaires" d'allocations, déjà perçue comme une forme d'aumône.
La cotisation/prestation sociale EST UN SALAIRE. Tous les affiliés syndicaux sont des SALARIES, même les pensionnés, les invalides, les malades ou les chômeurs.
La fiscalité n'est pas un tabou ! Tant mieux, parlons-en et parlons de tout, cessons d'appeler "Cotisation sociale généralisée" ce qui n'est (en France) qu'une "contribution sociale généralisée", c'est-à-dire un IMPÖT et pas du tout une cotisation sociale - au sens noble et salarial du terme.
La fiscalité est l'outil le plus approprié pour amener de la charité là où nos résignations à réduire le salaire collectif partagé (en sécurité sociale) ont détruit la construction de l'égalité salariale.
Ce qui réduit les inégalités de revenus entre salariés, ce n'est ni l'indexation des salaire ni la fiscalité, c'est le partage d'un salaire collectif sous forme de prestations sociales les plus nombreuses possibles.
Sur le revenu universel
Nous vous résumons un article de Michel Husson (http://alencontre.org/economie/droit-a-l%E2%80%99emploi-ou-revenu-universel.html) susceptible de poser beaucoup de questions, de susciter beaucoup de débats.
Les gains de productivité ne créent pas de chômage
En analysant les données macro-économiques sur plus d'un siècle, l'économiste français constate que les gains de productivité, de production de biens et de services par heure de travail prestées n'a jamais augmenté le chômage.
L'emploi est un esclavage et une voie de socialisation
Il développe ensuite les deux aspects de l'emploi (qu'il confond avec le travail): l'emploi est un vecteur de socialisation, de reconnaissance sociale, de participation à la société mais l'emploi est aussi une forme parfois pernicieuse d'esclavage. Il y aura toujours un décalage entre le désir du producteur et les nécessités de l'emploi.
Thèses de Gorz: les populations en trop s'organisent
Si l'on pense que l'on ne peut s'affranchir dans l'emploi, il faut alors - comme Negri ou Gorz - considérer les marges du salariat, les précaires, les exclus comme l'avant-garde d'une transformation sociale. Mais Husson rappelle que la grande majorité des chômeurs souhaite retrouver une activité et n'a pas suffisamment d'énergie pour organiser un 'après-emploi'.
Gorz pense que, comme l'économie a de moins en moins besoin de populations pour produire, elle doit s'organiser autrement, en:
Thèses de Negri-Vercellone: le capitalisme est devenu cognitif
Le capitalisme cognitif, cher à Negri ou à Vercellone, tendrait à substituer au capitalisme industriel un capitalisme de la connaissance. Ce capitalisme utiliserait la valeur-savoir pour se construire. Selon Husson, la valeur-savoir est tout simplement intégrée dans la production de valeur ajoutée normale - comme elle l'a toujours été puisque tous les procédés de productions intègrent un aspect cognitif.
Les thèses de Negri ou de Gorz amènent toutes à la notion de revenu universel. Cette question fait l'impasse sur le devenir du travail-emploi [qui est au cœur de nos préoccupations sur la plateforme].
Le revenu universel de Passet
Un revenu universel ne résout pas le problème de la dualisation de la société entre ceux qui ont le droit de participer à l'économie productive et les autres qui touchent un revenu au contour imprécis.
Le revenu universel proposé par Passet s'élèverait à quelques 600€ (actuels) par mois par personnes de plus de 20 ans - ce n'est pas beaucoup plus élevé que le filet de sécurité cher aux libéraux. Pour lui, il faut supprimer des systèmes d'aides (c'est-à-dire de salaires sociaux) actuels pour les remplacer par cette allocation.
Cette solution [ce n'est pas la seule proposée] réduit les salaires sociaux, leur substitue un revenu prélevé sur la croissance de PIB à venir. Elle corrobore les discours patronaux de 'coût' du travail et des 'charges' sociales - ce qui en fait une machine idéologique dangereuse en faveur de l'emploi et contre les salaires.
Ce revenu universel ne remet pas en cause la structuration du monde du travail, il ne libère pas l'activité du joug de l'emploi et n'amende pas la distribution de la valeur ajoutée entre le travail et le capital.
Husson veut libérer le travail
Face à ces solutions, Michel Husson prône
- la libération du temps de travail (du joug employiste, dirions-nous)
- réduction du temps d'emploi
- extension des salaires, des droits sociaux
- baisse du pouvoir patronal sur les conditions d'embauche et de travail en emploi
- faire dépérir le marché de l'emploi.
- Résumé partial et partiel:
Les gains de productivité ne créent pas de chômage
En analysant les données macro-économiques sur plus d'un siècle, l'économiste français constate que les gains de productivité, de production de biens et de services par heure de travail prestées n'a jamais augmenté le chômage.
L'emploi est un esclavage et une voie de socialisation
Il développe ensuite les deux aspects de l'emploi (qu'il confond avec le travail): l'emploi est un vecteur de socialisation, de reconnaissance sociale, de participation à la société mais l'emploi est aussi une forme parfois pernicieuse d'esclavage. Il y aura toujours un décalage entre le désir du producteur et les nécessités de l'emploi.
Thèses de Gorz: les populations en trop s'organisent
Si l'on pense que l'on ne peut s'affranchir dans l'emploi, il faut alors - comme Negri ou Gorz - considérer les marges du salariat, les précaires, les exclus comme l'avant-garde d'une transformation sociale. Mais Husson rappelle que la grande majorité des chômeurs souhaite retrouver une activité et n'a pas suffisamment d'énergie pour organiser un 'après-emploi'.
Gorz pense que, comme l'économie a de moins en moins besoin de populations pour produire, elle doit s'organiser autrement, en:
«une sphère bien à part, clairement circonscrite, dans laquelle prévalent des conduites techniques trivialisées et hors de laquelle s’étend l’espace de l’autonomie complète». Mais il y a là une contradiction: les détenteurs des moyens de production doivent perdre le contrôle sur les choix de production, tandis que l’autogestion par les travailleurs des «grands systèmes» est déclarée impossible. Qui est alors l’agent de cette planification ? Pour Gorz, ce seraient «les associations, les églises, les universités, les clubs et les mouvements se donnant pour but non pas d’exercer sur la société le pouvoir d’Etat mais de soustraire celle-ci à la prise de celui-là afin d’élargir l’espace de l’autonomie et de l’autodétermination, qui est aussi celui des rapports éthiques»Mais, entre la nécessaire planification de l'économie et l'impossible planification des désirs, le flou entoure les idéaux économique de Gorz.
Thèses de Negri-Vercellone: le capitalisme est devenu cognitif
Le capitalisme cognitif, cher à Negri ou à Vercellone, tendrait à substituer au capitalisme industriel un capitalisme de la connaissance. Ce capitalisme utiliserait la valeur-savoir pour se construire. Selon Husson, la valeur-savoir est tout simplement intégrée dans la production de valeur ajoutée normale - comme elle l'a toujours été puisque tous les procédés de productions intègrent un aspect cognitif.
Les thèses de Negri ou de Gorz amènent toutes à la notion de revenu universel. Cette question fait l'impasse sur le devenir du travail-emploi [qui est au cœur de nos préoccupations sur la plateforme].
Le revenu universel de Passet
Un revenu universel ne résout pas le problème de la dualisation de la société entre ceux qui ont le droit de participer à l'économie productive et les autres qui touchent un revenu au contour imprécis.
Le revenu universel proposé par Passet s'élèverait à quelques 600€ (actuels) par mois par personnes de plus de 20 ans - ce n'est pas beaucoup plus élevé que le filet de sécurité cher aux libéraux. Pour lui, il faut supprimer des systèmes d'aides (c'est-à-dire de salaires sociaux) actuels pour les remplacer par cette allocation.
Cette solution [ce n'est pas la seule proposée] réduit les salaires sociaux, leur substitue un revenu prélevé sur la croissance de PIB à venir. Elle corrobore les discours patronaux de 'coût' du travail et des 'charges' sociales - ce qui en fait une machine idéologique dangereuse en faveur de l'emploi et contre les salaires.
Ce revenu universel ne remet pas en cause la structuration du monde du travail, il ne libère pas l'activité du joug de l'emploi et n'amende pas la distribution de la valeur ajoutée entre le travail et le capital.
Husson veut libérer le travail
Face à ces solutions, Michel Husson prône
- la libération du temps de travail (du joug employiste, dirions-nous)
- réduction du temps d'emploi
- extension des salaires, des droits sociaux
- baisse du pouvoir patronal sur les conditions d'embauche et de travail en emploi
- faire dépérir le marché de l'emploi.
Programme socio-économique de la NVa
Nous n'avons peur de rien à la Plateforme. Voici notre décodage du programme économique du parti nationaliste flamand.
D'abord, le présent est présenté comme prospère mais, pour le demeurer, des changements s'imposent, tout va bien mais le parti nous menace de lendemains qui déchantent:
Ce point de vue fait l'impasse sur l'opposition entre les intérêts de l'épargne et ceux du travail: si l'on récompense le propriétaires lucratif d'entreprise, on prive le producteur du fruit de son travail. Cette opposition d'intérêt, de classe disparaît dans l'analyse du parti nationaliste puisque la récompense doit aller aussi bien à l'épargne qu'au travail - ce qui est paradoxal, il faudra donc choisir d'une manière ou d'une autre.
De manière plus subtile, la récompense dont il est question est une rémunération en argent attribuée à des individus. Ceci fait l'impasse sur les aspects sociaux, collectifs de la production économique.
Pour la NVa, le travail est un coût qu'il faut logiquement baisser. Nous rappelons que la création de valeur ajoutée est in fine toujours liée à la rémunération du temps de travail. Si cette rémunération diminue, la valeur ajoutée créée par l'activité économique diminue du fait de la concurrence.
Le travail n'est donc pas un coût mais c'est précisément ce qui génère de la valeur ajoutée, qu'il soit corseté par l'emploi ou qu'il en soit libéré.
De même, l'impôt n'est pas un coût, les cotisations sociales ne sont pas des coûts mais des modes de reconnaissance de la valeur ajoutée créée hors emploi.
Comme le parti flamingant souhaite réduire les 'coûts', il veut, logiquement, réduire les impôts, les prestations sociales et (mais il nous laisse conclure son raisonnement) les salaires. Voilà un parti favorable à l'austérité, coûte que coûte.
Pour favoriser l'emploi, il s'agit de subventionner les entreprises - c'est-à-dire de prendre sur les revenus des classes moyennes salariées pour donner via l'impôt une partie de leurs revenus aux actionnaires - et de réduire les 'coûts' du travail (salaires, salaires sociaux, impôts des entreprises). Un Robin des bois qui prend aux travailleurs pour donner aux actionnaires.
La NVa veut réduire les prestations de sécurité sociale en les concentrant sur ceux qui en ont 'vraiment' besoin, en en faisant un instrument de bienfaisance charitable.
Le parti nationaliste oublie que la sécurité sociale est constituée de salaires sociaux, qu'elle constitue des salaires dans la distribution de la valeur ajoutée. Ces salaires bénéficient à tous les salariés, du plus riche au plus pauvre, puisque la sécurité sociale offre des prestations de santé, de retraite, de chômage dont tous les producteurs profitent.
En prenant la sécurité sociale comme une charge, la NVa prend le point de vue des propriétaires d'entreprise, opposés aux intérêts des producteurs.
La NVa veut donc
- limiter les allocations de chômage dans le temps
- diminuer la part des salaires sociaux et des impôts dans la rémunération
ce qui augmenterait la pression de l'emploi et ouvrirait des secteurs libérés de la logique de l'emploi à son joug
- baisser les allocations de chômage pour augmenter l'aiguillon de la nécessité, la contrainte matérielle qui force les gens à vendre leur travail dans un emploi. Cette mesure ferait évidement baisser les salaires poche.
- individualiser les prestations de retraites sur la base d'une pension à 65 ans avec 45 annuités - cette individualisation fait l'impasse sur le caractère social et socialisé des prestations de retraites, sur le fait que les chômeurs et les pensionnés créent la valeur ajoutée de leurs salaires sociaux.
- les handicapés sont 'accompagnés' vers le marché de l'emploi, comme si ce dernier constituait une perspective d'émancipation quelconque
- le temps de travail est flexibilisé pour 'pouvoir réagir au marché du travail qui change rapidement'. Pour le parti de Bart De Wever, c'est aux travailleurs à s'adapter au marché et non l'inverse, c'est au vivant à s'adapter à l'économie et non l'inverse.
- Résumé
À l'instar du gouvernement en fonction, il entend s'attaquer au 2% du PIB consacré aux chômeurs et laisser les plus de 30% du PIB consacrés aux dividendes. Nous rappelons aux nationalistes que les chômeurs et les pensionnés créent la valeur ajoutée de leurs salaires sociaux.
Les nationalistes choient les investisseurs et augmentent la pression de l'emploi tout en prétendant 'récompenser' le travail.
- Des changements pour récompenser ceux pour qui tout va bien
D'abord, le présent est présenté comme prospère mais, pour le demeurer, des changements s'imposent, tout va bien mais le parti nous menace de lendemains qui déchantent:
ce qui a été construit hier n’est pas tout simplement acquis pour demain. NotreCes changements doivent récompenser l'épargne et le travail.
prospérité et notre bien-être sont sous pression.
Ce point de vue fait l'impasse sur l'opposition entre les intérêts de l'épargne et ceux du travail: si l'on récompense le propriétaires lucratif d'entreprise, on prive le producteur du fruit de son travail. Cette opposition d'intérêt, de classe disparaît dans l'analyse du parti nationaliste puisque la récompense doit aller aussi bien à l'épargne qu'au travail - ce qui est paradoxal, il faudra donc choisir d'une manière ou d'une autre.De manière plus subtile, la récompense dont il est question est une rémunération en argent attribuée à des individus. Ceci fait l'impasse sur les aspects sociaux, collectifs de la production économique.
- L'impôt et le travail sont des charges
Pour la NVa, le travail est un coût qu'il faut logiquement baisser. Nous rappelons que la création de valeur ajoutée est in fine toujours liée à la rémunération du temps de travail. Si cette rémunération diminue, la valeur ajoutée créée par l'activité économique diminue du fait de la concurrence.
Le travail n'est donc pas un coût mais c'est précisément ce qui génère de la valeur ajoutée, qu'il soit corseté par l'emploi ou qu'il en soit libéré.
De même, l'impôt n'est pas un coût, les cotisations sociales ne sont pas des coûts mais des modes de reconnaissance de la valeur ajoutée créée hors emploi.
Comme le parti flamingant souhaite réduire les 'coûts', il veut, logiquement, réduire les impôts, les prestations sociales et (mais il nous laisse conclure son raisonnement) les salaires. Voilà un parti favorable à l'austérité, coûte que coûte.
- La régionalisation des compétences pour favoriser l'employisme
Pour favoriser l'emploi, il s'agit de subventionner les entreprises - c'est-à-dire de prendre sur les revenus des classes moyennes salariées pour donner via l'impôt une partie de leurs revenus aux actionnaires - et de réduire les 'coûts' du travail (salaires, salaires sociaux, impôts des entreprises). Un Robin des bois qui prend aux travailleurs pour donner aux actionnaires.
- La sécurité sociale 'coûte' trop cher
La NVa veut réduire les prestations de sécurité sociale en les concentrant sur ceux qui en ont 'vraiment' besoin, en en faisant un instrument de bienfaisance charitable.
Le parti nationaliste oublie que la sécurité sociale est constituée de salaires sociaux, qu'elle constitue des salaires dans la distribution de la valeur ajoutée. Ces salaires bénéficient à tous les salariés, du plus riche au plus pauvre, puisque la sécurité sociale offre des prestations de santé, de retraite, de chômage dont tous les producteurs profitent.
En prenant la sécurité sociale comme une charge, la NVa prend le point de vue des propriétaires d'entreprise, opposés aux intérêts des producteurs.
La NVa veut donc
- limiter les allocations de chômage dans le temps
- diminuer la part des salaires sociaux et des impôts dans la rémunération
ce qui augmenterait la pression de l'emploi et ouvrirait des secteurs libérés de la logique de l'emploi à son joug
- baisser les allocations de chômage pour augmenter l'aiguillon de la nécessité, la contrainte matérielle qui force les gens à vendre leur travail dans un emploi. Cette mesure ferait évidement baisser les salaires poche.
- individualiser les prestations de retraites sur la base d'une pension à 65 ans avec 45 annuités - cette individualisation fait l'impasse sur le caractère social et socialisé des prestations de retraites, sur le fait que les chômeurs et les pensionnés créent la valeur ajoutée de leurs salaires sociaux.
- les handicapés sont 'accompagnés' vers le marché de l'emploi, comme si ce dernier constituait une perspective d'émancipation quelconque
- le temps de travail est flexibilisé pour 'pouvoir réagir au marché du travail qui change rapidement'. Pour le parti de Bart De Wever, c'est aux travailleurs à s'adapter au marché et non l'inverse, c'est au vivant à s'adapter à l'économie et non l'inverse.
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