Selon la vidéo de Gasland II de John Fox (disponible ici,
gratuitement mais en anglais), le gaz de schiste ne fait pas que des
heureux. Nous avons résumé les conclusions du journaliste indépendant:
-
les nappes aquifères sont empoisonnées parce que les tubes en ciments
par lesquels passent les fluides toxiques utilisés pour fractionner la
roche se fissurent dans 20 à 40% des cas
- une fois les nappes aquifères empoisonnées, l'eau de distribution est impropre à la consommation
-
la pollution atmosphérique (notamment au méthane, inodore et toxique)
est aussi impressionnante. Les habitants proches des puits développent
des cancers, des maladies nerveuses et - des plus riches aux plus
humbles - ils doivent déménager sous peine de voir leurs jours mis en
danger
- aux États-Unis, le gaz est extrêmement bon
marché parce qu'il est abondant. La production de gaz est destinée à
l'exportation vers des pays où il peut être vendu jusqu'à cinq fois plus
cher. Il est transporté dans des bateaux-citernes géants
-
les terres à proximité des puits sont empoisonnées, rendues impropres à
l'agriculture et à l'habitation sans que les habitants ou les
agriculteurs ne soient dédommagés
- les compagnies
gazières ont commencé l'extraction dans le bassin hydraulique majeur de
New-York en Pennsylvanie. Ce bassin donne de l'eau potable à un ensemble
d'agglomérations comptant 50 millions d'habitants. L'extraction du gaz
du schiste a également commencé à la lisère de Los Angeles, au milieu
des puits de pétrole conventionnels. Les puits sont à côté des quartiers
chics ce qui nous vaudra peut-être un film hollywoodien grand public
sur le sujet
- les élites politiques locales sont
régulièrement achetées par les compagnies gazières, se servent des
arguments du pic pétrolier, de l'indépendance énergétique et ... de
l'emploi pour promouvoir la mise à sac des ressources communes en eau,
en terres arables
- (pour les Américains): la
détérioration des lieux de vie et de culture constitue une violation de
la propriété privée, de la liberté de mener son activité
Nous luttons contre l'emploi sous toutes ses formes. Il dégrade la qualité de l'environnement, la vie de l'employé. Nous ne nous opposons pas à l'activité, à la passion, à la patience, à la volonté, au labeur.
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Impasses de l'agriculture industrielle
La catastrophe que subit
la communauté indigène est une conséquence directe du démembrement
rapide et violent des institutions fondamentales […] disloquées par le
fait même qu’une économie de marché est imposée à une communauté
organisée de manière complètement différente. Le travail et la terre
deviennent des marchandises […] Dans la seconde moitié du 19e, les
masses indiennes ne sont pas mortes de faim parce qu’elles étaient
exploitées par le Lancashire (Angleterre), elles ont péri en grand
nombre parce que les communautés villageoises avaient été détruites.
K. Polanyi, La Grande transformation
Voici en résumé quelques points abordés:
- Cette agriculture cherche le profit des propriétaires terriens lucratifs.
- Elle accapare les terres et les ressources naturelles (eau, pétrole) au détriment des besoins vivriers.
- Les intrants sont des perturbateurs endocriniens qui menacent la santé.
- Les pratiques agricoles industrielles stérilisent les sols.
- Les rendements industriels sont à peine supérieurs aux rendements de l'agriculture biologique, eux-mêmes six fois supérieurs aux rendements agricoles du début du XXe siècle.
- Dans les Pays en Développement, la libéralisation de l'agriculture a été une catastrophe pour les paysans locaux soumis à une concurrence déloyale (dans le Nord, les rendements sont supérieurs du fait du climat, de la taille des exploitations et l'agriculture est abondamment subsidiée par la PAC, par exemple, ce qui permet d'exporter les produits agricoles en dessous de leur prix de reviens).
- Les dettes honteuses empêchent une politique de redistribution des terres volontariste.
- Des techniques agricoles écologiques, sans mécanisation existent, telles le SRI (système de riziculture intensive) créé à Madagascar mais sont rarement appliquées faute d'investissement des autorités et de formation.
- Près de trois milliards d'humains sont insuffisamment nourris pour avoir une vie active alors qu'on évalue les capacités nourricières agricoles mondiales à douze milliards d'individus.
- L'agriculture familiale nourrit encore environ 80% des humains.
- L'agriculture chinoise qui assimilait le carbone depuis 5000 ans est devenue une source de pollution.
- L'agro-industrie crée les OGM, elle pollue avec les nitrates et les pesticides.
- Avec l'accroissement de la taille des exploitations, les agriculteurs indépendants deviennent des employés (et, pour une minorité, des employeurs). Au total, la main d’œuvre utilisée diminue, ce qui précipite des millions de personnes dans le chômage.
- La spéculation, la fragilité des techniques industrielles aux aléas climatiques et les sirènes des agrocarburants rendent les prix alimentaires extrêmement volatiles, ce qui menace la sécurité alimentaire des plus pauvres.
- L'agriculture industrielle est extrêmement polluante et participe de manière décisive à la production de gaz à effet de serre. Le réchauffement climatique auquel elle contribue affecte tout le monde.
Prévisions du club de Rome
Nous vous faisons part d'une étude du club de Rome. Nous signalons que ce club a des partenaires sulfureux, des propriétaires lucratifs militants (Banque d'Autriche ou le ministère allemand du travail). La philosophie de ce think tank et ses options politiques ne le démarquent pas de l'employisme virulent qui fait nos sociétés. Ses conclusions sont donc à interpréter avec cette réserve: c'est une officine qui ne dérange pas (mais qui aime les maths).
Ce club de chercheurs s'était distingué en 1972 en alertant déjà sur l'impossibilité d'une croissance infinie dans une monde fini. Ils appelaient alors à changer de modèle économique, à renoncer à la croissance et à la société industrielle - avec le peu de succès que l'on sait.
Selon nous, indépendamment de la pertinence scientifique de ces recherches, leurs alertes ne peuvent être entendues tant que la production sera régie par le profit des propriétaires et l'aiguillon de la misère des employés. Ils produiront ce qu'on leur dira de produire et ils feront produire ce qui leur rapportera sans autre considération.
40 ans plus tard, dans cette vidéo Jorgen Randers (ici, en anglais) se risque à un pronostic sur les années à venir.
Quatre recommandations:
De nouveau, nous nous permettons de dire que, pour permettre la pleine activité, l'intégration sociale et la distribution des revenus, il est impératif de quitter la logique de l'emploi, de dissocier les salaires et la soumission aux impératifs de production d'un propriétaire.
Ce club de chercheurs s'était distingué en 1972 en alertant déjà sur l'impossibilité d'une croissance infinie dans une monde fini. Ils appelaient alors à changer de modèle économique, à renoncer à la croissance et à la société industrielle - avec le peu de succès que l'on sait.
Selon nous, indépendamment de la pertinence scientifique de ces recherches, leurs alertes ne peuvent être entendues tant que la production sera régie par le profit des propriétaires et l'aiguillon de la misère des employés. Ils produiront ce qu'on leur dira de produire et ils feront produire ce qui leur rapportera sans autre considération.
40 ans plus tard, dans cette vidéo Jorgen Randers (ici, en anglais) se risque à un pronostic sur les années à venir.
- Les émissions de CO² augmentent encore.
- Le monde tel que nous le connaissons va-t-il s'effondrer? L'emprunte écologique humaine a encore augmenté.
- Nous n'allons pas atterrir doucement mais nous écraser. La population mondiale va culminer en 2040 autour de 8 milliards et va diminuer rapidement après, du fait de la baisse de la fertilité, de la pollution et de la raréfaction des ressources.
- Le PIB mondial va continuer à augmenter mais beaucoup moins qu'attendu. Il culminera en 2060 et diminuera après.
- Les ressources vont s'épuiser. La fraction du PIB consacrée aux investissements devra croître du fait de la raréfaction. Les revenus vont donc stagner voire décroître.
- L'utilisation d'énergie culminera en 2040 et ne retrouvera son niveau actuel que en 2050. Les émissions de CO² seront si élevées que le réchauffement climatique sera significatif: il culminera + 3°C en 2080. Les systèmes actuels de gouvernement sont incapables de gérer la crise climatique.
- Les systèmes capitalistes et démocratiques sont obnubilés par le court terme et sont donc incapables de changer la donne.
- L'effondrement du PIB et la diminution de la population vont diminuer l'impact humain sur la terre. L'essentiel de la population va demeurer extrêmement pauvre.
- La nourriture et les hydrocarbures seront suffisants pour remplir la demande ... solvable.
- L'Union européenne va éclater d'ici quinze ans.
Quatre recommandations:
- réduire la croissance de la population en diminuant le nombre d'enfants par famille
- réduire l'empreinte écologique - notamment celle des pays riches
- développer l'énergie faiblement carbonée
- il faut dépasser le court-termisme en démocratie comme en capitalisme pour attaquer les défis à long-terme.
Nous avons besoin de travailler beaucoup pour atteindre ces objectifs et ils sont d'autant plus difficiles à atteindre que la situation continue à pourrir.
Il faut le plein emploi et la distribution des revenus pour maintenir la cohésion sociale.
De nouveau, nous nous permettons de dire que, pour permettre la pleine activité, l'intégration sociale et la distribution des revenus, il est impératif de quitter la logique de l'emploi, de dissocier les salaires et la soumission aux impératifs de production d'un propriétaire.
Les Koch ont des fuites au Texas
Un article d'Alternet (en anglais)
nous apprend que les frères Koch ont fait installer des oléoducs qui
fuient. Ce n'est pas une première puisque cette fuite fait suite à une
longue série.
Les frères Koch sont des milliardaires, propriétaires lucratifs d'industries dans les secteurs du pétrole, de la chimie, de la finance. Ils se sont distingués par leur lobbying intense contre toute réglementation écologique aux États-Unis. Ils financent notamment des think tanks comme le Cato Institute, libertarien et conservateur pour freiner, décourager et saboter toute législation écologique.
Par
rapport à l'employisme, il est intéressant de constater que les deux
frères sont des propriétaires directs, sans société à actions. De ce
fait, ils doivent assumer directement leurs responsabilités de
propriétaires et le font en tentant d'arranger les lois, tout
simplement.
On constate que l'esprit du lucre n'a pas de limite. Il s'arroge le droit de s'accaparer, de détruire, de gaspiller les ressources communes au nom du droit à la propriété. Cette notion de propriété est tout à fait abusive - nous lui opposons la propriété d'usage ou la propriété sociale. Mais la logique du gain, de la rapacité touche aussi bien les ressources naturelles que l'humain. Les producteurs sont traités de la même façon au nom d'un pseudo droit à la propriété. En fait, dans l'esprit du droit, la propriété ne peut entraver le droit à la vie, à la liberté ou à l'activité - ce que fait le pillage employique.
Les frères Koch sont des milliardaires, propriétaires lucratifs d'industries dans les secteurs du pétrole, de la chimie, de la finance. Ils se sont distingués par leur lobbying intense contre toute réglementation écologique aux États-Unis. Ils financent notamment des think tanks comme le Cato Institute, libertarien et conservateur pour freiner, décourager et saboter toute législation écologique.
Par
rapport à l'employisme, il est intéressant de constater que les deux
frères sont des propriétaires directs, sans société à actions. De ce
fait, ils doivent assumer directement leurs responsabilités de
propriétaires et le font en tentant d'arranger les lois, tout
simplement.On constate que l'esprit du lucre n'a pas de limite. Il s'arroge le droit de s'accaparer, de détruire, de gaspiller les ressources communes au nom du droit à la propriété. Cette notion de propriété est tout à fait abusive - nous lui opposons la propriété d'usage ou la propriété sociale. Mais la logique du gain, de la rapacité touche aussi bien les ressources naturelles que l'humain. Les producteurs sont traités de la même façon au nom d'un pseudo droit à la propriété. En fait, dans l'esprit du droit, la propriété ne peut entraver le droit à la vie, à la liberté ou à l'activité - ce que fait le pillage employique.
Poisons de l'emploi
La logique de l'emploi, c'est celle du profit généré par le travail des employés et accaparé par les propriétaires lucratifs. Cette logique se concentre exclusivement sur la valeur d'échange produite sans égard pour d'autres considérations - sociale, psychique ou écologique.
Cette logique amène les entreprises à produire et à vendre des choses toxiques. Cette production atteste l'opposition entre valeur d'usage (ce qui est toxique a une valeur d'usage négative) et la valeur d'échange (tant que ça se vend ...).
Dans l'article <http://jeunecitoyen.wordpress.com/2013/08/31/coca-cola-tuc-colgate-100-produits-quotidiens-et-toxiques/>, on nous donne un petit florilège des poisons produits pour leur rentabilité.
Sans vouloir juger ou condamner les travailleurs sous le joug de l'emploi qui sont contraints à produire ces poisons, rappelons qu'ils s'empoisonnent eux-mêmes, forcés par le sacro-saint aiguillon de la nécessité et que, du point de vue de la valeur d'usage, de ce qui est utile, ils feraient mieux de rester chez eux à se dorloter.
Cette logique amène les entreprises à produire et à vendre des choses toxiques. Cette production atteste l'opposition entre valeur d'usage (ce qui est toxique a une valeur d'usage négative) et la valeur d'échange (tant que ça se vend ...).
Dans l'article <http://jeunecitoyen.wordpress.com/2013/08/31/coca-cola-tuc-colgate-100-produits-quotidiens-et-toxiques/>, on nous donne un petit florilège des poisons produits pour leur rentabilité.Sans vouloir juger ou condamner les travailleurs sous le joug de l'emploi qui sont contraints à produire ces poisons, rappelons qu'ils s'empoisonnent eux-mêmes, forcés par le sacro-saint aiguillon de la nécessité et que, du point de vue de la valeur d'usage, de ce qui est utile, ils feraient mieux de rester chez eux à se dorloter.
Des pirates pillés
Qui n'a pas entendu des détournements de bateau au large de la Somalie? Des bateaux géants 'pris en otage' par des pirates prêts à tout.
Voilà l'histoire servie par les médias mainstream. Je suis tombé par hasard sur un article qui fait un lien entre ressources et piraterie. Les pirates sont des pécheurs ... dont les poissons ont déjà été pris par des bateaux-usines.
En lisant le blog de Claude Guillon, j'ai découvert ses notes de lecture de Coll., Frères de la côte. Mémoire en défense des pirates somaliens, traqués par toutes les puissances du monde, L’Insomniaque.
Résumé:
Toxic Somalia (film)
La France dispose d'un territoire maritime énorme du fait des confettis d'empire, ces îles dispersées un peu partout. Ce territoire se situe notamment dans l'Océan Indien, au large de la Somalie.
Le Golfe d'Aden, au Nord de la Somalie, entre la corne de l'Afrique et la péninsule arabique, voit passer une bonne partie du trafic maritime mondial, notamment le pétrole à destination de l'Europe ou des États-Unis.
La pèche industrielle occidentale et l'accumulation de déchet toxique dans la région ont tout simplement privé les pécheurs locaux de poissons. Ils vivaient chichement mais vivaient de la pèche.
Mise en perspective:
Nous soulignons le lien entre cette dépossession de l'outil de vie, de travail, de prospérité (toute relative, en l'occurrence) et le phénomène d'appropriation des biens communs sous toutes leurs formes. L'espace, la terre (par le phénomène d'enclosure, de mise en enclos des terres auparavant communales) deviennent des denrées rares, chères, payantes alors qu'elles faisaient vivre la communauté.
Ce phénomène de piraterie naît de la privation des ressources vitales. Cette piraterie n'existait pas quand les Somaliens disposaient de suffisamment de poissons pour vivre. De la même façon, la privatisation de tous les biens, de tous les services, de toutes les ressources, les espaces, la parole même, sonne à l'échelle du monde une nouvelle ère d'une nouvelle piraterie.
C'est que, après nous avoir privés de ce qu'il nous faut pour vivre, ils veulent que nous leur obéissions dans l'emploi pour les rendre encore plus riches. Faute de ressources, nous n'avons guère le choix à moins que, un jour ou l'autre, d'une façon ou d'une autre, les ressources ne redeviennent nôtres.
Voilà l'histoire servie par les médias mainstream. Je suis tombé par hasard sur un article qui fait un lien entre ressources et piraterie. Les pirates sont des pécheurs ... dont les poissons ont déjà été pris par des bateaux-usines.
En lisant le blog de Claude Guillon, j'ai découvert ses notes de lecture de Coll., Frères de la côte. Mémoire en défense des pirates somaliens, traqués par toutes les puissances du monde, L’Insomniaque.
Résumé:
Toxic Somalia (film)
La France dispose d'un territoire maritime énorme du fait des confettis d'empire, ces îles dispersées un peu partout. Ce territoire se situe notamment dans l'Océan Indien, au large de la Somalie.
Le Golfe d'Aden, au Nord de la Somalie, entre la corne de l'Afrique et la péninsule arabique, voit passer une bonne partie du trafic maritime mondial, notamment le pétrole à destination de l'Europe ou des États-Unis.
La pèche industrielle occidentale et l'accumulation de déchet toxique dans la région ont tout simplement privé les pécheurs locaux de poissons. Ils vivaient chichement mais vivaient de la pèche.
Mise en perspective:
Nous soulignons le lien entre cette dépossession de l'outil de vie, de travail, de prospérité (toute relative, en l'occurrence) et le phénomène d'appropriation des biens communs sous toutes leurs formes. L'espace, la terre (par le phénomène d'enclosure, de mise en enclos des terres auparavant communales) deviennent des denrées rares, chères, payantes alors qu'elles faisaient vivre la communauté.
Ce phénomène de piraterie naît de la privation des ressources vitales. Cette piraterie n'existait pas quand les Somaliens disposaient de suffisamment de poissons pour vivre. De la même façon, la privatisation de tous les biens, de tous les services, de toutes les ressources, les espaces, la parole même, sonne à l'échelle du monde une nouvelle ère d'une nouvelle piraterie.
C'est que, après nous avoir privés de ce qu'il nous faut pour vivre, ils veulent que nous leur obéissions dans l'emploi pour les rendre encore plus riches. Faute de ressources, nous n'avons guère le choix à moins que, un jour ou l'autre, d'une façon ou d'une autre, les ressources ne redeviennent nôtres.
Au Brésil, les travailleurs de Petrobras font grève pour maintenir le service public
Nous
apprenons que les travailleurs de Petrobras, la compagnie pétrolière
d'État au Brésil étaient en grève au finish pour dénoncer l'appel
d'offre concernant un champ de brut au large, dans l'océan Atlantique.
C'est évidement une manière de
privatiser l'activité pétrolière au Brésil. Nous dénonçons toute
privatisation (notamment dans le secteur écologiquement sensible des
hydrocarbures): c'est livrer une activité à l'esprit de lucre des
propriétaires ce qui génère des catastrophes que doivent soigner les
contribuables.Nous sommes contre la misère induite par un système qui contraint les gens à travailler sur des bombes écologiques flottantes.
L'info en espagnol:
Article de Telesur (en espagnol)
Comme nous ne sommes pas chiches à la plateforme, nous vous rappelons la gestion du pétrolier off-shore par le privé: Deepwater
Une mine d'or paralysée en Galice
Une bonne nouvelle pour les opposants à cette mine d'or, la région de Galice a bloqué le projet faute de garanties financières suffisantes.
Mais ce n'est qu'un répit (en espagnol), puisque les motifs du blocage sont techniques et les risques de voir cette mine ouverte prendre forme sont réels à long terme. Le collectif contraMINAccion demeure vigilant.
Cette association juge totalement irresponsable, je cite, 'de jouer avec un drame social comme l'est actuellement l'emploi et la nécessité de travail de revenu des familles'.
Nous nous associons à cette dénonciation, nous luttons pour sanctuariser toutes les ressources (y compris humaines) contre l'avidité et la logique de l'emploi.
C'est que, quand ils auront rasé leurs montagnes, empoisonné leurs cours d'eau, détruit leur faune et leur terre, ils se rendront compte que l'or ne se mange pas.
Mais ce n'est qu'un répit (en espagnol), puisque les motifs du blocage sont techniques et les risques de voir cette mine ouverte prendre forme sont réels à long terme. Le collectif contraMINAccion demeure vigilant.
Cette association juge totalement irresponsable, je cite, 'de jouer avec un drame social comme l'est actuellement l'emploi et la nécessité de travail de revenu des familles'.
Nous nous associons à cette dénonciation, nous luttons pour sanctuariser toutes les ressources (y compris humaines) contre l'avidité et la logique de l'emploi.
C'est que, quand ils auront rasé leurs montagnes, empoisonné leurs cours d'eau, détruit leur faune et leur terre, ils se rendront compte que l'or ne se mange pas.
Mother Jones et le jour des mineurs (de charbon)
Le treize octobre, c'est le jour des mineurs de charbon aux États-Unis. L'occasion de se souvenir de cette grande figure qu'est Mother Jones l'ange des mineurs. Le douze octobre 1898 marque la grève des mineurs contre les barons-voleurs du charbon en Illinois. À la fin du jour, sept mineurs n'étaient plus mais les barons étaient arrêtés.
Malheureusement, comme le rappelle cet article, les mineurs ont, aujourd'hui encore, maille à partir avec des propriétaires criminels.
Florilège:
Aujourd'hui, les barons-voleurs renouent avec les pratiques d'antant. Le groupe International Coal Group - responsable de la tragédie de Sago (en anglais) - s'est rendu coupable de 20.000 empoisonnements d'eau potable.
Dans l'Ohio, des boues de Murray Energy continuent de se déverser et de tuer toute vie marine.
Peabody, après avoir chassé des milliers d'Indiens en Arizona, pille la Mongolie.
Il faut savoir que le charbon demeure une des sources d'électricité les plus prisée aux États-Unis (comme en Chine, d'ailleurs).
Malheureusement, comme le rappelle cet article, les mineurs ont, aujourd'hui encore, maille à partir avec des propriétaires criminels.
Florilège:
Aujourd'hui, les barons-voleurs renouent avec les pratiques d'antant. Le groupe International Coal Group - responsable de la tragédie de Sago (en anglais) - s'est rendu coupable de 20.000 empoisonnements d'eau potable.
Dans l'Ohio, des boues de Murray Energy continuent de se déverser et de tuer toute vie marine.
Peabody, après avoir chassé des milliers d'Indiens en Arizona, pille la Mongolie.
Il faut savoir que le charbon demeure une des sources d'électricité les plus prisée aux États-Unis (comme en Chine, d'ailleurs).
Au Niger, les arguments employistes d'Areva ne passent plus
Dans cet article, nous apprenons que, au Niger, des élus locaux, soutenus par la population locale manifestent contre Areva. La compagnie nucléaire française extrait de l'uranium dans le coin depuis 40 ans au détriment des nappes phréatiques, de l'environnement, de la qualité de vie locale.
Logiquement, 5000 personnes ont défilé contre la compagnie minière au moment où le premier ministre veut reconsidérer les accords miniers avec ladite compagnie.
Tous nos voeux de succès à cette lutte contre la production-au-prix-de-la-vie. En tous cas, nous aurons appris avec étonnement que l'autonomie énergétique française se jouait ... au coeur de l'Afrique.
Logiquement, 5000 personnes ont défilé contre la compagnie minière au moment où le premier ministre veut reconsidérer les accords miniers avec ladite compagnie.
Tous nos voeux de succès à cette lutte contre la production-au-prix-de-la-vie. En tous cas, nous aurons appris avec étonnement que l'autonomie énergétique française se jouait ... au coeur de l'Afrique.
Les liquidateurs de Fukushima - フクシマ・フィフティ
Le Monde nous parle des conditions de travail des liquidateurs à Fukushima. Très bon article vers lequel nous vous renvoyons et dont nous vous citons une (substantielle) partie:
"
Une partie des liquidateurs sont originaires de la région – parfois, ce sont des agriculteurs chassés de leur exploitation située en zone contaminée. Les autres viennent des quatre coins du Japon, même d'Okinawa – à plus de 2 000 kilomètres au sud. L'embauche s'opère à travers une cascade de sous-traitants : six à huit échelons, selon les catégories de travail.
"Pour les trois premiers, les sous-traitants directs de Tepco qui sont de grosses entreprises, on peut savoir comment sont effectuées les embauches, mais aux échelons inférieurs, c'est très difficile", commente Hiroyuki Watanabe, conseiller municipal communiste à Iwaki, qui a organisé un service de conseil pour les employés à la centrale. "On a l'impression que le Japon, pays technologiquement avancé, utilise les méthodes les plus sophistiquées, avec ses robots, à la centrale accidentée, mais la réalité est différente. On utilise souvent du matériel ancien, car une fois contaminé, il devient inutilisable".
Les personnels les moins qualifiés ne bénéficient pas de protection suffisante et sont victimes de "ponctions" sur leur salaire par les intermédiaires par lesquels ils sont passés pour être embauchés. Au final, ils ne touchent que 6 000 yens (45 euros) par jour. "Les entretiens avec les travailleurs sont révélateurs d'un mécontentement et d'une inquiétude latente de ceux qui sont les plus exposés. Certains essaient de tricher avec la limite d'exposition cumulative aux radiations pour continuer à travailler le plus longtemps possible", explique M. Watanabe. Ils cachent leur dosimètre dans un lieu peu contaminé pour diminuer le niveau d'irradiation enregistrée au cours d'une journée.
Des entreprises voudraient abaisser la limite de 50 à 20 mSv/an, "mais les ouvriers refusent, car ils veulent du boulot. En même temps, ils sont amers, car ils se sentent ignorés du reste du pays. Tokyo est indifférent à leur sort", poursuit M. Watanabe. Au J-Village sont affichées des lettres de lycéens envoyées de tout le pays pour les encourager.
L'époque des bons salaires dans l'affolement de l'année qui suivit la catastrophe avec l'afflux de travailleurs et, dans leur sillage, des bars à filles dans les villes alentour, est révolue. Les travailleurs de la centrale restent cloîtrés dans les dortoirs en préfabriqué de leurs entreprises ou dans les auberges de la région. Des villes mortes, comme Hirono, à une dizaine de kilomètres au sud de la centrale. Evacuée, la petite ville a été rouverte en août 2012. C'est le dernier arrêt de la ligne de chemin de fer allant vers le nord, qui est interrompue.
"Rappel de Wikipédia:
Wikipedia - les cinquantes de Fukushima
Une pensée pour eux, pour leur famille, pour la souffrance sociale, pour le chantage à l'emploi qui les a poussés vers l'irréparable, pour leur dévouement qui protège (tant bien que mal) le monde d'une catastrophe et pour le mensonge par lequel on les a appâtés ou pour les profits des actionnaires de Tepco qui ne s'embarrassent pas trop de sismologie.
Il s'agit bien sûr d'une activité professionnelle extrêmement risquée qui nécessite des précautions et une qualification extrême. Employer des liquidateurs dans toute autre condition est criminel.
Pour mémoire:
Monument dans la zone d'exclusion de Tchernobyl en mémoire des pompiers qui y ont laissé la vie. Suivis de beaucoup d'autres, les 800.000 liquidateurs. A l'heure actuelle on ne fait pratiquement plus rien pour eux (c'est-à-dire pour ceux qui vivent encore).
Sans mauvaises intentions
22 août 2013, 14:32
Les
images de la courte vidéo que je vous envoie sont insupportables. Parce
que ce sont les nôtres. Veillez à ne pas regarder ce petit extrait si
vous êtes seul, déprimé ou même triste. Images d'un monde sans monde.Vidéo du monde après le monde
Vidéo sur la servitude moderne
Point de vue en image sur la servitude moderne et quelques pistes pour en sortir.
Ecologie et emploi
7 août 2013, 23:55
A titre personnel, je vous partage quelques réflexions sur l'articulation entre l'écologie et l'emploi. Je dis 'je' dans cet article et non 'nous, il s'agit d'une réflexion personnelle, pas d'une position indiscutable contre l'emploi.
L'écologie peut être prise dans l'hypothèse Gaïa qui voit l'être humain comme un ôte ingrat de son vaisseau-terre, elle peut être à l'inverse une préoccupation envers les conditions de vie humaine liées à la dégradation de l'environnement.
Dans un cas comme dans l'autre, c'est la production économique qui est au centre de l'enjeu. C'est elle qui organise le pillage des ressources naturelles (y compris humaines d'ailleurs) et l'externalisation des coûts sur l'environnement, sur la société, sur la communauté.
En
économie, face à un dysfonctionnement, on peut avoir deux approches.
Soit on regarde les consommateurs, la demande. Dans cette optique, on va
encadrer l'activité économique par des lois et pousser les
consommateurs à agir de telle ou telle façon. A ce moment-là, pour
pousser la logique jusqu'au bout, le salaire soutient la demande et ...
dégrade la planète. En poussant jusqu'à l'absurde, il faudrait tous
mourir de faim pour pouvoir soutenir la terre! C'est la logique des
labels, de Greenpeace ou du Grenelle de l'environnement. Culpabiliser le
consommateur, comprimer le salaire (via les éco-taxes, par exemple) et
ne pas réguler les entreprises.
Si l'on s'oppose à l'emploi, il faut
prendre le problème par l'autre bout, à mon avis (et c'est là le débat à
faire autour de mes réflexions). C'est l'offre qui doit changer. On
peut imaginer moraliser les acteurs économiques, infléchir leurs
politiques par la taxe mais on ne s'attaque pas au coeur du problème. La
logique de l'emploi veut le profit des propriétaires, la vente de la
force de travail par des gens contraints (l'aiguillon de la nécessité).
Les producteurs sont donc contraints d'obéir à la logique du profit
(dont ils ... ne profitent pas), par la logique de l'emploi. Or c'est
cette logique même qui condamne l'écologie aux intentions pieuses. Dans
les mains des propriétaires, l'écologie est une publicité, un argument
de vente, guère plus puisque le but de la société de l'emploi, c'est de
faire du profit. Au détriment du reste.
On n'attaquera valablement la question de l'écologie que si l'économie devient démocratique , ce qui implique aussi bien la fin de l'emploi que la fin des droits des propriétaires d'entreprises.
Sans cette démocratisation, l'écologie demeurera une gesticulation culpabilisante contre productive. Comment adhérer à la compression des salaires (c'est une décroissance!) à l'heure où tant de famille, de gens seuls galèrent (hors et dans l'emploi)? comment cette idéologie peut connaître le moindre écho si elle recommande tacitement de réduire les salaires, individuels ou sociaux, des plus pauvres?
Je proposerais de réconcilier l'écologie et le salaire et de prendre acte que l'écologie - quelle qu'elle soit - est incompatible avec l'emploi.
Si l'on s'oppose à l'emploi, il faut
prendre le problème par l'autre bout, à mon avis (et c'est là le débat à
faire autour de mes réflexions). C'est l'offre qui doit changer. On
peut imaginer moraliser les acteurs économiques, infléchir leurs
politiques par la taxe mais on ne s'attaque pas au coeur du problème. La
logique de l'emploi veut le profit des propriétaires, la vente de la
force de travail par des gens contraints (l'aiguillon de la nécessité).
Les producteurs sont donc contraints d'obéir à la logique du profit
(dont ils ... ne profitent pas), par la logique de l'emploi. Or c'est
cette logique même qui condamne l'écologie aux intentions pieuses. Dans
les mains des propriétaires, l'écologie est une publicité, un argument
de vente, guère plus puisque le but de la société de l'emploi, c'est de
faire du profit. Au détriment du reste.On n'attaquera valablement la question de l'écologie que si l'économie devient démocratique , ce qui implique aussi bien la fin de l'emploi que la fin des droits des propriétaires d'entreprises.
Sans cette démocratisation, l'écologie demeurera une gesticulation culpabilisante contre productive. Comment adhérer à la compression des salaires (c'est une décroissance!) à l'heure où tant de famille, de gens seuls galèrent (hors et dans l'emploi)? comment cette idéologie peut connaître le moindre écho si elle recommande tacitement de réduire les salaires, individuels ou sociaux, des plus pauvres?
Je proposerais de réconcilier l'écologie et le salaire et de prendre acte que l'écologie - quelle qu'elle soit - est incompatible avec l'emploi.
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