Selon la vidéo de Gasland II de John Fox (disponible ici,
gratuitement mais en anglais), le gaz de schiste ne fait pas que des
heureux. Nous avons résumé les conclusions du journaliste indépendant:
-
les nappes aquifères sont empoisonnées parce que les tubes en ciments
par lesquels passent les fluides toxiques utilisés pour fractionner la
roche se fissurent dans 20 à 40% des cas
- une fois les nappes aquifères empoisonnées, l'eau de distribution est impropre à la consommation
-
la pollution atmosphérique (notamment au méthane, inodore et toxique)
est aussi impressionnante. Les habitants proches des puits développent
des cancers, des maladies nerveuses et - des plus riches aux plus
humbles - ils doivent déménager sous peine de voir leurs jours mis en
danger
- aux États-Unis, le gaz est extrêmement bon
marché parce qu'il est abondant. La production de gaz est destinée à
l'exportation vers des pays où il peut être vendu jusqu'à cinq fois plus
cher. Il est transporté dans des bateaux-citernes géants
-
les terres à proximité des puits sont empoisonnées, rendues impropres à
l'agriculture et à l'habitation sans que les habitants ou les
agriculteurs ne soient dédommagés
- les compagnies
gazières ont commencé l'extraction dans le bassin hydraulique majeur de
New-York en Pennsylvanie. Ce bassin donne de l'eau potable à un ensemble
d'agglomérations comptant 50 millions d'habitants. L'extraction du gaz
du schiste a également commencé à la lisère de Los Angeles, au milieu
des puits de pétrole conventionnels. Les puits sont à côté des quartiers
chics ce qui nous vaudra peut-être un film hollywoodien grand public
sur le sujet
- les élites politiques locales sont
régulièrement achetées par les compagnies gazières, se servent des
arguments du pic pétrolier, de l'indépendance énergétique et ... de
l'emploi pour promouvoir la mise à sac des ressources communes en eau,
en terres arables
- (pour les Américains): la
détérioration des lieux de vie et de culture constitue une violation de
la propriété privée, de la liberté de mener son activité
Nous luttons contre l'emploi sous toutes ses formes. Il dégrade la qualité de l'environnement, la vie de l'employé. Nous ne nous opposons pas à l'activité, à la passion, à la patience, à la volonté, au labeur.
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Morts et blessés dans les champs pétroliers texans
Résumé et traduction d'un article de Steven Hsieh dans The Nation (ici, en anglais).
Le Houston Chronicle a publié une enquête exhaustive des blessés et des accidents parmi les travailleurs du pétrole et du gaz au Texas.
De 2007 à 2012, il y a eu 664 morts sur les puits aux États-Unis, dont 40% au Texas. En 2012, 79 travailleurs ont perdu des membres, 82 ont été écrasés, 92 ont été brûlés et 675 ont eu des os cassés en travaillant sur les champs de pétrole.
Le manque d'inspecteurs fédéraux est épinglé (économie d'impôts oblige). Normalement, l'inspection du travail (Occupational Safety and Health Administration) ne doit enquêter que sur les accidents mortels ou provoquant au moins trois hospitalisations. De ce fait, seuls 150 des 18 mille accidents de travail du secteur ont été soumis à enquête.
Dans un pays sans électricité, l'atome essaie de dicter sa loi
Le Monde (ici)
nous apprend que des étudiants s'organisent pour manifester contre le
géant de l'atome. Areva extrait de l'Uranium là-bas. Ils sont quelques
centaines à s'être levés.
Ces manifestations se déroulent dans un contexte de relations tendues avec le gouvernement qui entend réformer le code minier.Des centaines d'étudiants ont manifesté vendredi 10 janvier à Niamey contre tout « compromis » dans la renégociation d'un contrat liant Areva au Niger – pays où le groupe français extrait 40 % de son uranium. Vingt-trois ONG et syndicats ont aussi dénoncé les relations opaques entre le géant du nucléaire et l'Etat nigérien.
Les étudiants, qui ont marché de leur campus au Parlement nigérien, défendent « la souveraineté du peuple sur ses ressources naturelles », a affirmé Inoussa Abdouramane, secrétaire général de l'Union des étudiants nigériens à l'université de Niamey.
Areva et le gouvernement nigérien sont en négociations tendues au sujet de la Somaïr et la Cominak, deux mines exploitées par Areva dans le nord du pays depuis le début des années 1970. Ces deux sites n'étaient jusqu'alors pas soumis à la nouvelle loi minière de 2006, qui porte le taux de redevance minière de l'Etat nigérien jusqu'à 12 % de la valeur des ressources extraites, en fonction des profits, alors que les royalties s'élèvent actuellement à 5,5 %.
Les négociations portent sur une nouvelle convention de dix ans, la précédente ayant expiré le 31 décembre 2013. Selon Niamey, elles achoppent sur le refus d'Areva de voir s'appliquer à ces sociétés le nouveau code minier de 2006, qui devrait générer plus de ressources pour le Niger.
Mohamed Bazoum, ministre des affaires étrangères nigérien et président du parti au pouvoir, a récemment provoqué un tollé en déclarant que les deux partenaires tentent de trouver un compromis afin d'éviter une fiscalité trop lourde pouvant conduire à la fermeture des mines, évoquant des menaces d'Areva en ce sens.
Libéralisme militaire en Centrafrique
- Résumé et commentaire d'un article de l'Humanité.
Extrait:
Aujourd’hui s’ouvre à Paris le sommet de l’Élysée sur la paix et la sécurité en Afrique. La France veut se repositionner sur les terrains économiques et militaires. En prônant la poursuite de politiques néolibérales tournant le dos au développement.Le livre blanc de la défense défend pourtant un autre point de vue.
Extrait
Le livre blanc sur la défense et la sécurité, rendu public le 29 avril, pérennise d’ailleurs un maintien global des crédits militaires. Plus question donc d’un désengagement des troupes françaises basées sur le continent. Au contraire. La zone sahélo-saharienne, le golfe de Guinée et la Corne de l’Afrique deviennent des « zones proches d’intérêt prioritaire ». Quant aux diverses bases françaises, elles sont regroupées sous le vocable de « points d’appui militaires en Afrique » dans lesquels apparaît la « zone Mali-Niger-Burkina Faso », directement issue de l’intervention au Mali.Benoît Hazard, anthropologue spécialiste de l'Afrique de l'Est, résume la situation comme suit:
Extrait
Cette stratégie française s’inscrit dans les politiques de domination menées à l’échelle mondiale par les grandes puissances, en concurrence avec les pays émergents, à commencer par la Chine. À la guerre en kaki se superpose la guerre en col blanc en quelque sorte. « Dans nombre de pays qui composaient autrefois son pré carré, la France n’a plus la main sur le terrain économique et dans le domaine de l’extraction des richesses minières et énergétiques. De nouvelles élites africaines n’hésitent plus à jouer de la concurrence entre les grandes puissances et les pays émergents. D’où cette volonté de Paris de se repositionner dans une nouvelle configuration géopolitique, via l’implication militaire directe dans des conflits locaux »Mais cette stratégie sert la vieille idéologie de la colonisation rebaptisée néo-libéralisme dans l'urgence.
Extrait.
L’ancien ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine, a déployé le volet concomitant : « Afrique-France, pour un nouveau modèle économique. » Les quinze propositions formulées s’inscrivent toutes dans le cadre de politiques néolibérales que sont souvent contraints de mener les pays d’Afrique subissant des pressions politiques autant qu’économiques. Tout est résumé par cette phrase de Moscovici : « L’une des conclusions de ce rapport, c’est qu’il faut donner au secteur privé toute sa place, lui laisser davantage la parole. » Une façon de justifier la poursuite de politiques d’ajustement structurel qui depuis des décennies, sous la houlette du FMI et de la Banque mondiale, brisent les services publics, seuls points d’appui pour des politiques de développement au service des populations. Dans tous les domaines, l’étau de la dépendance économique se resserre à mesure que le secteur privé, représenté par des multinationales occidentales, étend ses tentacules dans tous les domaines.
- Commentaires
Nous rappelons à toutes fins utiles que ces politiques cachent mal l'enclosure, le pillage des ressources naturelles partagées, la destruction des modes de production économiques vivriers, l'asservissement de la main-d’œuvre à l'emploi par la misère sont des crimes employiques et doivent être condamnés comme tels, sans considération pour le blabla ethno-colonialiste ou chrématisticien des criminels.
- Pour Oulala! l'intervention en Centrafrique obéit à une logique de pillage
La France interviendra donc militairement. Mais en faveur de qui ? D’un gouvernement lui-même issu d’un putsch.
La France n’est pas à une contradiction près. En revanche, lorsque des
intérêts économiques majeurs sont en jeu, la logique est remisée au
placard. Comme on peut le lire sur le site officiel du ministère des affaires étrangères, l’Élysée a directement en ligne de mire les ressources naturelles de son ancienne colonie : « En
dépit de l’instabilité politique et des risques sécuritaires, Air
France, Bolloré (logistique et transport fluvial), Castel (boissons et
sucre), Total (stockage et distribution des produits pétroliers), CFAO
(distribution automobile) ont maintenu leurs implantations en RCA.
L’arrivée en 2007 de France Télécom dans la téléphonie mobile marque un
certain intérêt des investisseurs français. Les pillages consécutifs à
la prise de Bangui par les rebelles le 24 mars ont fortement perturbé
l’activité des entreprises françaises ».
- See more at: http://www.oulala.info/2013/11/republique-centrafricaine-la-france-peut-achever-les-travaux-de-pillage/#sthash.Qs51ABxP.dpuf P { margin-bottom: 0.21cm; }A:link { }
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La
France interviendra donc militairement. Mais en faveur de qui ? D’un
gouvernement lui-même issu d’un putsch. La France n’est pas à une
contradiction près. En revanche, lorsque des intérêts économiques
majeurs sont en jeu, la logique est remisée au placard. Comme on peut le
lire sur le site officiel du ministère des affaires étrangères,
l’Élysée a directement en ligne de mire les ressources naturelles de son
ancienne colonie : « En dépit de l’instabilité politique et des risques
sécuritaires, Air France, Bolloré (logistique et transport fluvial),
Castel (boissons et sucre), Total (stockage et distribution des produits
pétroliers), CFAO (distribution automobile) ont maintenu leurs
implantations en RCA. L’arrivée en 2007 de France Télécom dans la
téléphonie mobile marque un certain intérêt des investisseurs français.
Les pillages consécutifs à la prise de Bangui par les rebelles le 24
mars ont fortement perturbé l’activité des entreprises françaises »
La France interviendra donc militairement. Mais en faveur de qui ? D’un gouvernement lui-même issu d’un putsch.
La France n’est pas à une contradiction près. En revanche, lorsque des
intérêts économiques majeurs sont en jeu, la logique est remisée au
placard. Comme on peut le lire sur le site officiel du ministère des affaires étrangères, l’Élysée a directement en ligne de mire les ressources naturelles de son ancienne colonie : « En
dépit de l’instabilité politique et des risques sécuritaires, Air
France, Bolloré (logistique et transport fluvial), Castel (boissons et
sucre), Total (stockage et distribution des produits pétroliers), CFAO
(distribution automobile) ont maintenu leurs implantations en RCA.
L’arrivée en 2007 de France Télécom dans la téléphonie mobile marque un
certain intérêt des investisseurs français. Les pillages consécutifs à
la prise de Bangui par les rebelles le 24 mars ont fortement perturbé
l’activité des entreprises françaises ». - See more at:
http://www.oulala.info/2013/11/republique-centrafricaine-la-france-peut-achever-les-travaux-de-pillage/#sthash.Qs51ABxP.dpuf
La France interviendra donc militairement. Mais en faveur de qui ? D’un gouvernement lui-même issu d’un putsch.
La France n’est pas à une contradiction près. En revanche, lorsque des
intérêts économiques majeurs sont en jeu, la logique est remisée au
placard. Comme on peut le lire sur le site officiel du ministère des affaires étrangères, l’Élysée a directement en ligne de mire les ressources naturelles de son ancienne colonie : « En
dépit de l’instabilité politique et des risques sécuritaires, Air
France, Bolloré (logistique et transport fluvial), Castel (boissons et
sucre), Total (stockage et distribution des produits pétroliers), CFAO
(distribution automobile) ont maintenu leurs implantations en RCA.
L’arrivée en 2007 de France Télécom dans la téléphonie mobile marque un
certain intérêt des investisseurs français. Les pillages consécutifs à
la prise de Bangui par les rebelles le 24 mars ont fortement perturbé
l’activité des entreprises françaises ». - See more at:
http://www.oulala.info/2013/11/republique-centrafricaine-la-france-peut-achever-les-travaux-de-pillage/#sthash.Qs51ABxP.dpuf
La France interviendra donc militairement. Mais en faveur de qui ? D’un gouvernement lui-même issu d’un putsch.
La France n’est pas à une contradiction près. En revanche, lorsque des
intérêts économiques majeurs sont en jeu, la logique est remisée au
placard. Comme on peut le lire sur le site officiel du ministère des affaires étrangères, l’Élysée a directement en ligne de mire les ressources naturelles de son ancienne colonie : « En
dépit de l’instabilité politique et des risques sécuritaires, Air
France, Bolloré (logistique et transport fluvial), Castel (boissons et
sucre), Total (stockage et distribution des produits pétroliers), CFAO
(distribution automobile) ont maintenu leurs implantations en RCA.
L’arrivée en 2007 de France Télécom dans la téléphonie mobile marque un
certain intérêt des investisseurs français. Les pillages consécutifs à
la prise de Bangui par les rebelles le 24 mars ont fortement perturbé
l’activité des entreprises françaises ».
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Notes de lecture sur les conditions de travail en Afrique du Sud
Un article du Cairn décrit
les conditions de travail en Afrique du Sud en 2006, nous vous en
faisons un bref résumé ici en souvenir du regretté Nelson Mandela.
Cette division se manifestait notamment par le fait que
En dépit de cette législation très progressiste, très favorable aux producteurs, elle n'a pu améliorer le sort des plus pauvres et a été contrecarrée par plusieurs éléments.
- Le secteur minier a été libéralisé, ce qui a permis le recours à une main d’œuvre 'externalisée', informelle, exclue du droit du travail
- Le secteur forestier mis sous pression par les papeteries clientes a eu recours à de la sous-traitances en cascade jusqu'à l'informel, hors du droit du travail. Il a eu recours à des étrangers, des Zimbabwéens ou des Swazilandais pour travailler en dehors de la loi
- Le secteur agricole, contexte
Les expulsions se poursuivent et les lois ne sont pas respectées.
- Histoire
L’histoire a profondément marqué les rapports sociaux et les structures productives de l’Afrique du Sud contemporaine. Le rapport salarial a été remodelé continuellement par les conflits sociaux qu’a connus le pays depuis la fin du xixe siècle. Ainsi, comme le note Makgetla, en entretenant une situation de sous-emploi et de chômage structurels, le régime d’apartheid (et avant lui, le régime colonial britannique puis sud-africain) a volontairement affaibli la position des Noirs aussi bien comme capitalistes que comme travailleurs. Ceci a permis de protéger la position socio-économique de l’ensemble des Blancs (notamment les plus pauvres et les moins éduqués) tout en offrant aux entreprises une main-d’œuvre noire bon marché et docile, issue d’une « armée de réserve » appauvrie et prête à accepter n’importe quel emploi.La division des producteurs en race permet de les mettre en concurrence, ce qui met au chômage le groupe majoritaire faute de qualification et met sous pression le groupe minoritaire.
Cette division se manifestait notamment par le fait que
la panoplie de droits dont bénéficiaient les ouvriers blancs (droit syndical, sécurité sociale et assurance-maladie, fonds d’assurance chômage, accès aux tribunaux de travail, etc.) contrastait avec les efforts de l’État pour affaiblir les ouvriers africains, tant par la subversion de leurs organisations que par des attaques directes.L'Industrial Conciliation Act signé sous la pression des violentes grèves de 1973 et l'élection de l'African National Congress (ANC) en 1994 allaient permettre les espoirs les plus optimistes.
Deux ans plus tard, en 1997, le Basic Conditions of Employment Act (BCEA) définit précisément l’employé(e) en incluant tous les travailleurs (excepté les indépendants) et encadre le temps de travail (45 heures par semaine, 21 jours de congés par an, congés maladies, etc.). Si certaines mesures concernent tous les secteurs d’activités (cotisations chômage et indemnités de licenciement par exemple), d’autres formes de protection sociale (fonds de pension et assurances diverses) relèvent toujours d’accords négociés au sein de l’entreprise ou de la branche. C’est pour cette raison que le BCEA prévoit un mécanisme permettant au ministre du Travail d’intervenir pour fixer les conditions de rémunération dans un secteur donné si les ouvriers sont insuffisamment syndiqués pour négocier avec les employeurs.
- Situation
En dépit de cette législation très progressiste, très favorable aux producteurs, elle n'a pu améliorer le sort des plus pauvres et a été contrecarrée par plusieurs éléments.
- Le secteur minier a été libéralisé, ce qui a permis le recours à une main d’œuvre 'externalisée', informelle, exclue du droit du travail
- Le secteur forestier mis sous pression par les papeteries clientes a eu recours à de la sous-traitances en cascade jusqu'à l'informel, hors du droit du travail. Il a eu recours à des étrangers, des Zimbabwéens ou des Swazilandais pour travailler en dehors de la loi
- Le secteur agricole, contexte
Après la migration des Boers (le « Grand Trek ») au xixe siècle et l’appropriation de la plus grande partie des terres par les colons, nombreux étaient les ménages non blancs résidant en fermage ou en métayage sur les terres des agriculteurs blancs. Selon Van Onselen, certains de ces métayers étaient parvenus à développer une activité agricole productive et rentableCes agriculteurs noirs ont été expulsés de leurs terres par l'apartheid. Par millions, ils ont été poussés vers les industries et n'ont pu se syndiquer quand ils sont devenus des ouvriers agricoles.
Les expulsions se poursuivent et les lois ne sont pas respectées.
Mais les lois destinées à protéger les ouvriers agricoles ne sont que rarement appliquées. Les expulsions continuent, voire s’accélèrent. La Nkuzi Development Association estime qu’environ 930 000 salariés agricoles ont été expulsés depuis 1994, soit 13 % de plus que pendant les dix années précédant les élections démocratiques. Selon O’Keeffe, citant une étude de Social Surveys Africa réalisée en 2005, il y a eu 199 611 ménages expulsés de leurs terres pour 164 185 ménages ayant bénéficié des programmes de réforme foncière durant les dix premières années post-apartheid.La démocratie post-apartheid a ouvert de grands espoirs mais la violence des relations sociales du travail a perduré et le virage de 1996 de libéralisation de l'économie aura été fatal aux espoirs d'émancipation.
La barrière de corail menacée par les mines
Quand deux hommes d'affaire impliqués dans le secteur minier siège au sein du directoire du parc marin de la Grande Barrière de corail, les poissons peuvent serrer les fesses.
article du Monde
article du Monde
Une mine d'or paralysée en Galice
Une bonne nouvelle pour les opposants à cette mine d'or, la région de Galice a bloqué le projet faute de garanties financières suffisantes.
Mais ce n'est qu'un répit (en espagnol), puisque les motifs du blocage sont techniques et les risques de voir cette mine ouverte prendre forme sont réels à long terme. Le collectif contraMINAccion demeure vigilant.
Cette association juge totalement irresponsable, je cite, 'de jouer avec un drame social comme l'est actuellement l'emploi et la nécessité de travail de revenu des familles'.
Nous nous associons à cette dénonciation, nous luttons pour sanctuariser toutes les ressources (y compris humaines) contre l'avidité et la logique de l'emploi.
C'est que, quand ils auront rasé leurs montagnes, empoisonné leurs cours d'eau, détruit leur faune et leur terre, ils se rendront compte que l'or ne se mange pas.
Mais ce n'est qu'un répit (en espagnol), puisque les motifs du blocage sont techniques et les risques de voir cette mine ouverte prendre forme sont réels à long terme. Le collectif contraMINAccion demeure vigilant.
Cette association juge totalement irresponsable, je cite, 'de jouer avec un drame social comme l'est actuellement l'emploi et la nécessité de travail de revenu des familles'.
Nous nous associons à cette dénonciation, nous luttons pour sanctuariser toutes les ressources (y compris humaines) contre l'avidité et la logique de l'emploi.
C'est que, quand ils auront rasé leurs montagnes, empoisonné leurs cours d'eau, détruit leur faune et leur terre, ils se rendront compte que l'or ne se mange pas.
Mother Jones et le jour des mineurs (de charbon)
Le treize octobre, c'est le jour des mineurs de charbon aux États-Unis. L'occasion de se souvenir de cette grande figure qu'est Mother Jones l'ange des mineurs. Le douze octobre 1898 marque la grève des mineurs contre les barons-voleurs du charbon en Illinois. À la fin du jour, sept mineurs n'étaient plus mais les barons étaient arrêtés.
Malheureusement, comme le rappelle cet article, les mineurs ont, aujourd'hui encore, maille à partir avec des propriétaires criminels.
Florilège:
Aujourd'hui, les barons-voleurs renouent avec les pratiques d'antant. Le groupe International Coal Group - responsable de la tragédie de Sago (en anglais) - s'est rendu coupable de 20.000 empoisonnements d'eau potable.
Dans l'Ohio, des boues de Murray Energy continuent de se déverser et de tuer toute vie marine.
Peabody, après avoir chassé des milliers d'Indiens en Arizona, pille la Mongolie.
Il faut savoir que le charbon demeure une des sources d'électricité les plus prisée aux États-Unis (comme en Chine, d'ailleurs).
Malheureusement, comme le rappelle cet article, les mineurs ont, aujourd'hui encore, maille à partir avec des propriétaires criminels.
Florilège:
Aujourd'hui, les barons-voleurs renouent avec les pratiques d'antant. Le groupe International Coal Group - responsable de la tragédie de Sago (en anglais) - s'est rendu coupable de 20.000 empoisonnements d'eau potable.
Dans l'Ohio, des boues de Murray Energy continuent de se déverser et de tuer toute vie marine.
Peabody, après avoir chassé des milliers d'Indiens en Arizona, pille la Mongolie.
Il faut savoir que le charbon demeure une des sources d'électricité les plus prisée aux États-Unis (comme en Chine, d'ailleurs).
Au Niger, les arguments employistes d'Areva ne passent plus
Dans cet article, nous apprenons que, au Niger, des élus locaux, soutenus par la population locale manifestent contre Areva. La compagnie nucléaire française extrait de l'uranium dans le coin depuis 40 ans au détriment des nappes phréatiques, de l'environnement, de la qualité de vie locale.
Logiquement, 5000 personnes ont défilé contre la compagnie minière au moment où le premier ministre veut reconsidérer les accords miniers avec ladite compagnie.
Tous nos voeux de succès à cette lutte contre la production-au-prix-de-la-vie. En tous cas, nous aurons appris avec étonnement que l'autonomie énergétique française se jouait ... au coeur de l'Afrique.
Logiquement, 5000 personnes ont défilé contre la compagnie minière au moment où le premier ministre veut reconsidérer les accords miniers avec ladite compagnie.
Tous nos voeux de succès à cette lutte contre la production-au-prix-de-la-vie. En tous cas, nous aurons appris avec étonnement que l'autonomie énergétique française se jouait ... au coeur de l'Afrique.
Mobilisation historique en Roumanie contre l'emploi dans les mines
Résumé et traduction de l'article:
Depuis début septembre, on assiste à une mobilisation exceptionnelle en Roumanie contre le groupe canadien Gabriel Resources qui entend exploiter quatre mines géantes à ciel ouvert (et ça crée de l'emploi!). Cette mobilisation juge les dégâts collatéraux un peu excessifs:
- des montagnes rasées dans un site de grande beauté
- 2000 personnes déplacées
- trois villages démantelés
- une disparition d'un patrimoine socio-culturel irremplaçable.
Les manifestations rassemblent des dizaines de milliers de personnes dans ce qu'on appelle l'automne roumain, par référence au printemps arabe.
La loi passée fin août dispensera le groupe Gold Corporation, dans lequel la compagnie canadienne est majoritaire, avec une petite participation gouvernementale, de démarches administratives pour exploiter les mines.
Côté gros sous, la Gold Corporation parle de 300 tonnes d'or et 1600 tonnes d'argent pour lesquelles la compagnie utilisera 12000 tonnes de cyanure et générera 13 millions de tonnes de déchets.
Les Roumains semblent peiner à céder aux sirènes de l'emploi. C'est qu'ils sont échaudés par le désastre de la mine de Baia Mare, une catastrophe qui avait empoisonné la Titza et le Danube, laissant deux millions et demi de personnes sans eau potable.
Lien en espagnol:
Diagonal - Movilizaciones historicas en Rumania
Depuis début septembre, on assiste à une mobilisation exceptionnelle en Roumanie contre le groupe canadien Gabriel Resources qui entend exploiter quatre mines géantes à ciel ouvert (et ça crée de l'emploi!). Cette mobilisation juge les dégâts collatéraux un peu excessifs:
- des montagnes rasées dans un site de grande beauté
- 2000 personnes déplacées
- trois villages démantelés
- une disparition d'un patrimoine socio-culturel irremplaçable.
Les manifestations rassemblent des dizaines de milliers de personnes dans ce qu'on appelle l'automne roumain, par référence au printemps arabe.
La loi passée fin août dispensera le groupe Gold Corporation, dans lequel la compagnie canadienne est majoritaire, avec une petite participation gouvernementale, de démarches administratives pour exploiter les mines.
Côté gros sous, la Gold Corporation parle de 300 tonnes d'or et 1600 tonnes d'argent pour lesquelles la compagnie utilisera 12000 tonnes de cyanure et générera 13 millions de tonnes de déchets.
Les Roumains semblent peiner à céder aux sirènes de l'emploi. C'est qu'ils sont échaudés par le désastre de la mine de Baia Mare, une catastrophe qui avait empoisonné la Titza et le Danube, laissant deux millions et demi de personnes sans eau potable.
Lien en espagnol:
Diagonal - Movilizaciones historicas en Rumania
Enfants dans les mines en Tanzanie - ça crée de l'emploi, ça crée de la valeur
29 août 2013, 09:40
Nous citons l'article L'Avenir - Enfants mineurs:Tandis que les garçons creusent et forent dans des fosses profondes et instables, travaillant sous terre parfois 24 heures d’affilée, les filles «subissent des pressions pour qu’elles se prostituent» ou sont «victimes d’exploitation sexuelle», explique HRW [Human Right Watch].
Leur nombre n'est pas connu précisément, ils sont très nombreux.
Ils créent de la valeur pour un salaire misérable, sont eux-mêmes leur patron, ce sont des auto-entrepreneurs, leur prix sont extrêmement compétitifs et leurs droits sociaux sont inexistants.
En un sens, ils incarnent l'idéal socio-économique des politiques du FMI, de l'Europe, du monde politique européen dans son ensemble.
Première question à mille larmes: quel est le sens de l'emploi négrier, de ces existences, de ces talents brisés par millions?
Deuxième question: au prix de l'or, n'y a-t-il pas moyen que les clients industriels (électronique et luxe) paient un vrai salaire aux extracteurs?
Troisième question: n'y a-t-il pas moyen de f... la
paix à ces enfants, de les laisser aux jeux légitimes de leur âge, de
leur consacrer le temps et l'attention dont ils ont besoin (et dont les
adultes ont besoin)?Quatrième question: pourquoi aller là avec nos politiques, nos Hartz IV, nos harcèlements institutionnels des pauvres, des chômeurs? Nos pères et nos mères ont déjà vécu le XIXe siècl
e, faut-il vraiment rejouer cette mauvaise pièce?
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